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  • Jeannette Regan

Un bon voisinage avec nos co-terriens



Depuis que je suis enfant, je suis sensible aux relations de voisinage, peut-être parce qu'elles

enrichissent tellement la vie quand elles sont amicales et la gâchent tellement quand elles ne le sont pas. Plus tard, « good neighborly relations », (en français "relations de bon voisinage"), est le terme que j'ai appris pendant mes études de sciences politiques pour désigner les relations souhaitables entre régions et pays voisins. Il s'agit certainement d'une échelle de relations complètement différente de Rassemblons nos cœurs autour de l’alimentation à Yvonand !, mais je l'apprécie comme un terme que je peux utiliser pour communiquer le type de relations que je suis en train de cultiver.


Pendant très longtemps dans ma vie, j'avais l'habitude de considérer les jardins, le plein air et les paysages en général comme un décor, un arrière-plan sur lequel je vivais ma vie avec d'autres humains. Pourtant, il m’est devenu de plus en plus évident que j'appartiens à ce "décor" et qu'il n'appartient ni à moi ni à nous, les humains. Il ne s'agit pas de la "nature" - un terme qui invite à l'abstraction - mais de la vie vibrante et palpitante sous des formes innombrables. Je sens maintenant que ce "paysage" est rempli d'autres terriens - arbres, fleurs, arbustes, couverture végétale, légumes, fruits et petites créatures et insectes que je considère comme des voisins avec lesquels j'essaie de communiquer en bon voisinage. Je les écoute et je guette consciemment les signes et je "parle" avec ces autres êtres qui sont mes co-terriens. Mon approche de bon voisinage avec ces autres terriens a activé mon cœur de telle sorte que je veux me comporter de manière à améliorer toutes les vies, les leurs et la mienne, sur la Terre.


Laissez-moi vous donner un exemple. Lorsque j'ai emménagé dans la maison où je vis actuellement, j'ai remarqué que le jardin était envahi par les prêles et les liserons et j'ai réalisé que c'était inacceptable pour moi. Une mentor m'a suggéré de signaler clairement à ces plantes que je les appréciais (qui est vrai) et les accueillais, mais pas partout dans le jardin. J'ai indiqué mes limites en les enlevant là où je n'en voulais pas et en les laissant tranquilles à d'autres endroits. Les prêles et les liserons ainsi que moi avons largement respecté les limites que j’ai communiquées au cours des neuf dernières années, ce qui m'encourage à poursuivre mes tentatives de relations de bon voisinage, en comprenant également les besoins et les limites des autres terriens. Un petit pas après l'autre m'aide à faire tomber la barrière qui nous sépare, nous les humains, des autres terriens tels que les plantes, les animaux, les champignons et les minéraux. Nous sommes tous voisins, toutes voisines et j'essaie de maintenir avec eux et elles des relations de bon voisinage. Et c'est de ces relations de cœur et de bon voisinage qu'est né Rassemblons….

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